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L’apprentissage actif, symbole de la transformation digitale de la formation

Thomas Coëffé, le 3 avril 2017

Quand on évoque la transformation digitale, on pense principalement aux entreprises traditionnelles qui modifient leur manière de s’organiser, de concevoir et de vendre des produits. Mais parmi les secteurs qui évoluent le plus grâce au digital, on doit également citer celui de la formation. Les écoles doivent s’adapter au numérique, former des étudiants capables d’apprendre par eux-même et en capacité de s’intégrer facilement sur le marché du travail. Pour arriver à ce résultat, l’exia.CESI applique une pédagogie d’apprentissage par problèmes depuis 2004, grâce à l’expertise d’Yves Mauffette, Professeur à l’Université de Québec à Montréal. Il met en place des programmes d’études supérieures de type ‘problem based learning’ depuis les années 1990. Nous l’avons rencontré pour en savoir plus sur cette méthode.

Le fonctionnement de la pédagogie PBL

Le principe de la pédagogie active est de centrer les apprentissages sur l’apprenant, de facto responsabilisé. Le métier d’enseignant ne disparaît pas. Il se transforme : « plutôt que de transmettre un savoir, le formateur doit construire des scénarios pour permettre à l’apprenant d’apprendre ». Au lieu d’attendre la livraison du savoir dans un amphithéâtre, l’étudiant va chercher le savoir dans le cadre défini par l’enseignant.

On passe de l’ère de la transmission du savoir à celle du coaching. L’enseignant guide les étudiants de l’exia.CESI dans leurs apprentissages et assure la validité des informations récoltées.

La méthodologie PBL se déroule en trois phases :

  • 1ère étape, en groupe (aller) : on transmet à un groupe de 6 à 12 étudiants une problématique contextualisée et réaliste. Les apprenants doivent cerner la situation, proposer des solutions ou des hypothèses pour expliquer le phénomène. On établit ainsi une liste d’apprentissages ciblés pour résoudre le problème. Le tuteur oriente le groupe vers ces objectifs d’apprentissage. Ces derniers sont fixés en amont de la conception de la problématique. Le formateur souhaite que l’étudiant acquière des compétences, et conçoit un problème pour lequel ces compétences sont requises à sa résolution.
  • 2ème étape, en autonomie : l’étudiant parfait ses connaissances grâce à des recherches et des lectures. Il va chercher de l’information pour comprendre le phénomène et résoudre le problème posé.
  • 3ème étape, en groupe (retour) : le groupe met en commun ses recherches. Les étudiants expliquent ce qu’ils ont compris et proposent une méthode pour résoudre la problématique posée. Le tuteur guide le groupe et corrige le tir, si besoin. Les étudiants ne sont pas livrés à eux-même : le formateur encadre cette troisième phase du processus, il valide les informations et les idées.

Une méthode adaptée au monde de l’entreprise

Cette méthode active d’apprentissage est adaptée à l’entrée sur le marché du travail. On retrouve ce type de situation en entreprise : « quand une équipe projet est confrontée à un problème ou souhaite concevoir un produit, ses membres discutent, vont chercher des informations et établissent des étapes intermédiaires pour résoudre le problème ou créer le produit. L’objectif de cette méthode d’apprentissage actif est de contextualiser la formation et responsabiliser les futurs salariés ».

Si Yves Mauffette estime que cette méthode n’est pas adaptée à tous les étudiants, il précise que c’est de cette manière que les futurs diplômés devront travailler lorsqu’ils intégreront le marché du travail. Les salariés devront être autonomes rapidement et être capables d’aller chercher l’information où elle se trouve.

Il est préférable d’apprendre à apprendre à l’école, plutôt qu’être confronté à des situations problématiques en entreprise. Cette méthodologie d’apprentissage prépare les futurs diplômés à la réalité du monde du travail.

Confronté à une problématique inédite, un jeune diplômé de l’exia.CESI formé grâce à la pédagogie active aura tendance à répondre : « laissez-moi 24h, je vais trouver une solution » ; tandis qu’une personne formée de manière traditionnelle préférera indiquer qu’il n’est pas qualifié car il n’a pas acquis ces compétences durant ses études.

Une pédagogie adaptée au contexte digital

Pour Yves Mauffette, cette approche de la formation est influencée par le contexte digital. L’information est beaucoup plus accessible qu’auparavant, d’où l’obsolescence de la transmission des savoirs. La formation donnée ne doit pas être focalisée sur cette diffusion des connaissances, puisque ces savoirs sont désormais accessibles.

Les étudiants doivent développer des capacités d’adaptabilité, de recherche, d’analyse critique, de curiosité et de synthèse pour être capables de s’adapter aux changements qui se produiront au cours de leur carrière, moins linéaire qu’avant.

Les pédagogies actives permettent l’apprentissage des compétences transverses (soft skills) qui constituent de réelles forces pour entrer sur le marché du travail (capacité de communiquer, d’être critique, de synthétiser…). Le développement de ces compétences est essentiel, la méthode PBL permet de les acquérir en travaillant sur des cas concrets et réalistes.

Rendez-vous sur le site de l’exia.CESI pour en savoir plus sur la pédagogie active et sur les formations proposées par l’école d’ingénieurs informatiques.

En partenariat avec le CESI
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