Inventé en 2004, popularisée quelques années plus tard, le terme de web 2.0 a visiblement atteint une période critique. Annoncé comme fini pour certains, on parle déjà de web 3.0. Plutôt qu’un virage à 180°, il s’agit avant tout de la fin d’un mythe.

Trop de communautaire, pas assez de membres ?

web2L’aspect communautaire, mis en exergue par beaucoup comme étant la pierre fondatrice de ce nouvel eldorado, a touché ses limites. Trop de communautaire tue le communautaire ? Chaque nouveau site comprend désormais une portée sociale. Vous avez la possibilité d’ajouter des amis, de suivre leurs updates, de développer votre réseau… Le principe est louable mais difficilement applicable. Le grand public est-il capable de s’investir sur plus de deux ou trois sites ? En a-t-il au moins la volonté ? Offrir les outils nécessaires au développement d’une communauté, c’est bien. Mais encore faut-il disposer d’un nombre suffisant de membres impliqués. Et ensuite de fidéliser, animer, modérer… Comme d’habitude, quelques poids lourds comme Facebook (et éventuellement Twitter) trustent ce créneau. Il reste bien sûr de la place pour des sites plus spécialisés s’ils arrivent à obtenir un leadership en la matière.

La gratuité, ennemi de la pérennité ?

Le web 2.0 a instauré l’ère de la gratuité. Et c’est tant mieux pour l’utilisateur ! Hébergement de photos, générateurs en tous genres, outils et services à utiliser au quotidien… Mis à part quelques services premiums pour ceux qui veulent aller plus loin, la plupart de sites sont entièrement gratuits. S’il parait difficile de faire machine arrière, le problème de la monétisation reste entier. Lever des fonds pour se lancer, c’est bien. Réussir à devenir rentable, c’est mieux. L’unique publicité ne semble pas suffisante à couvrir les frais de fonctionnement, d’hébergement, de maintenance… Et ne parlons pas d’animation et d’évolution des services. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant d’assister à de nombreuses fermetures.

Technique et copies

Certains types de services 2.0 sont emblématiques. Digg-likes, plateformes vidéos, VDM-likes… L’aspect technique n’est plus vraiment un problème. Des CMS comme Pligg vous permettent désormais de créer votre propre déclinaison de ces concepts (assez) facilement. Dans ces conditions, l’offre se fait plus étoffée que jamais. Des dizaines de nouveaux sites sortent chaque jour, la grande majorité passant inaperçue. Il y a de la place pour quelques leaders en la matière, les autres sont aussi vite oubliés qu’ils ne sont apparus.

Bien sûr, le web 2.0 est loin d’être mort et de nombreux services ont de beaux jours devant eux. Pas ceux qui se contentent de la même rengaine, mais ceux qui proposent des services innovants de qualité. Quand l’offre se fait pléthorique, la sélection est d’autant plus dure. A ce petit jeu, ce sont souvent les gros poissons qui gagnent. En développant des services mais aussi en rachetant ceux qui s’annoncent prometteurs. Cette image, présentant les logos des principaux services 2.0 début 2006, a fait plusieurs fois le tour du web. Meg Pickard vient de l’actualiser en entourant en vert les sites rachetés et en barrant celles qui ont depuis disparu. Trois ans, en langage web, cela semble une éternité…

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Rendez-vous dans trois ans pour voir ce que seront devenues les start-ups et services d’aujourd’hui !

Crédit image, par Meg Pickard
Aperçu sur Techcrunch