Le média des professionnels du digital
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64% des entreprises françaises bloquent l’accès aux médias sociaux

Anne-Laure Raffestin, le 7 octobre 2011

Facebook est le site Internet le plus bloqué au monde dans les entreprises, montrait il y a quelques temps une enquête d’OpenDNS. Une récente étude menée par l’éditeur d’antivirus Kaspersky vient enfoncer le clou, en donnant des chiffres un peu plus précis pour certains pays européens. Ainsi, en France, l’accès aux médias sociaux est bloqué dans 64% des entreprises. C’est beaucoup, mais moins que la moyenne mondiale : en effet, tous pays confondus, pas moins de 72% des sociétés interdisent purement et simplement l’accès aux médias sociaux à leurs salariés. Les pays les plus restrictifs sont l’Italie et l’Espagne, avec respectivement 77% et 76% d’entreprises bloquant Facebook, Twitter et les autres.

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Par ailleurs, les médias sociaux ne sont pas les seuls à être frappés d’interdiction. Le partage de fichiers est la chose la plus couramment bloquée, suivi par les réseaux donc, puis les jeux en ligne. On peut penser que la peur du temps perdu est une des principales raisons d’un tel bannissement. Mais les entreprises déclarent également, pour 57% d’entre elles, qu’elles font surtout attention aux risques de sécurité que cela représente. Les craintes concernent principalement un éventuel vol de données personnelles des salariés par des criminels, et les sites malveillants qui peuvent être largement diffusés via les réseaux sociaux.

Cependant, Kaspersky montre également que l’interdiction totale est contre-productive… C’est pourtant la méthode la plus couramment utilisée par les entreprises. Pourquoi y’a-t-il des meilleurs alternatives ? Tout d’abord, parce que le bannissement pur et simple conduit à une frustration des salariés, qui subitement ne comprennent plus les règles du jeu, et donc ne peuvent plus adhérer aux exigences de l’entreprise. Et peut également encourager à contourner les protections mises en place par les sociétés… (c’est possible pour Facebook, certains services le permettant très facilement par exemple). La formation prend tout son sens, à privilégier par rapport au blocage strict ! N’oublions pas que le surf sur Internet peut ne pas nuire à la productivité, au contraire.

Source : Usine Nouvelle

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Commentaires
  1. Delphine Remy-Boutang dit :

    Contre exemple de ce modele: IBM qui non seulement n’interdit pas mais conseille et promouvoie l’utilisation des reseaux sociaux a ces 450,000 collaborateurs dans le monde. Alors comment IBM s’est transforme en un social business ? En savoir plus sur mon blog: delphineremyboutang.com

  2. Le niveau d’accès ne peut être généralisé en entreprise. A la SG que j’ai conseillé, comme bien d’autres groupes du CAC, seuls les opérationnels de haut niveau avaient libre accès avant que la banque ne fasse machine arrière avec la création en 2010 d’un réseau social interne RH. De nombreux groupes s’y mettent en ordre dispersé. Les RH ont compris l’intérêt du recrutement par ce vecteur en ligne, la communication a compris le formidable potentiel pour dynamiser son image auprès des cibles présentes. On estime à 14% le nombre d’entreprises françaises ayant pris en charge ou délégué son community management en agence.
    Le constat est là, que l’entreprise le veuille ou non, les réseaux sociaux y sont rentrés avec les mobiles (iphone ou Androïd), avec l’ordinateur présent au bureau, par les médias qui en évoquent tous les jours les avantages et ses dangers ou même au domicile avec représentation de leur activité sur des réseaux professionnels comme Viadéo, XING et Linkedin par leurs propres salariés. Souvenez-vous des entreprises qui fustigeaient le mail pensant que cet outil ferait long feu. Le contrat de travail va s’adapter sur un angle juridique.
    Les chiffres sont éloquents sur l’utilisation de ces nouveaux médias. Les chaînes Youtube et les pages ‘corporates’ d’entreprises se multiplient pour un usage BtoB , BtoC puis CtoC. Le Groupe GINGER et l’European Business School que je représente ont pris le virage du numérique en 2011, mais appuyé par une charte des réseaux sociaux, de nombreuses réunions de préparations, des séminaires et accompagné de formations sur la gestion de l’identité numérique. La page facebook de l’EBS Paris franchit en deux mois ses 400 fans, de vrais étudiants et parents souhaitant suivre l’école. La page Viadéo du Groupe GINGER – Grontmij est suivie aujourd’hui par 3200 personnes, dont environ deux Mille étudiants d’école d’ingénieur.
    L’entreprise doit apprivoiser ces nouveaux outils, en maîtriser les risques, pour optimiser leur potentiel afin d’échanger avec un public demandeur. Cela passe en premier lieu par quelques modifications sur le site de l’entreprise pour lui permettre de faire voyager un communiqué, ou le faire connaître par Twitter en communiquant sur des espaces stimulés par une thématique bien définie. Au final vous améliorez votre référencement naturel de façon pérenne. Cette visibilité bien ordonnée est salvatrice sur le long terme lorsque l’on sait qu’il se crée chaque jour environ huit millions de nouvelles pages Internet.
    Louis-Serge Real del Sarte, Responsable de la communication Web et du Community Management de l’EBS Paris. Responsable de l’e-Réputation et du Community Management du Groupe GINGER – Grontmij. Consultant en réseaux sociaux d’entreprise, expert en gestion de l’identité numérique. Professeur de Marketing Digital, fondateur du site easyBourse et de l’agence Digitale easyNetwork, auteur du livre Les Réseaux Sociaux sur Internet (éditions Alphée/ 430 pages / 2010).

  3. Le niveau d’accès ne peut être généralisé en entreprise. A la SG que j’ai conseillé, comme bien d’autres groupes du CAC, seuls les opérationnels de haut niveau avaient libre accès avant que la banque ne fasse machine arrière avec la création en 2010 d’un réseau social interne RH. De nombreux groupes s’y mettent en ordre dispersé. Les RH ont compris l’intérêt du recrutement par ce vecteur en ligne, la communication a compris le formidable potentiel pour dynamiser son image auprès des cibles présentes. On estime à 14% le nombre d’entreprises françaises ayant pris en charge ou délégué son community management en agence.
    Le constat est là, que l’entreprise le veuille ou non, les réseaux sociaux y sont rentrés avec les mobiles (iphone ou Androïd), avec l’ordinateur présent au bureau, par les médias qui en évoquent tous les jours les avantages et ses dangers ou même au domicile avec représentation de leur activité sur des réseaux professionnels comme Viadéo, XING et Linkedin par leurs propres salariés. Souvenez-vous des entreprises qui fustigeaient le mail pensant que cet outil ferait long feu. Le contrat de travail va s’adapter sur un angle juridique.
    Les chiffres sont éloquents sur l’utilisation de ces nouveaux médias. Les chaînes Youtube et les pages ‘corporates’ d’entreprises se multiplient pour un usage BtoB , BtoC puis CtoC. Le Groupe GINGER et l’European Business School que je représente ont pris le virage du numérique en 2011, mais appuyé par une charte des réseaux sociaux, de nombreuses réunions de préparations, des séminaires et accompagné de formations sur la gestion de l’identité numérique. La page facebook de l’EBS Paris franchit en deux mois ses 400 fans, de vrais étudiants et parents souhaitant suivre l’école. La page Viadéo du Groupe GINGER – Grontmij est suivie aujourd’hui par 3200 personnes, dont environ deux Mille étudiants d’école d’ingénieur.
    L’entreprise doit apprivoiser ces nouveaux outils, en maîtriser les risques, pour optimiser leur potentiel afin d’échanger avec un public demandeur. Cela passe en premier lieu par quelques modifications sur le site de l’entreprise pour lui permettre de faire voyager un communiqué, ou le faire connaître par Twitter en communiquant sur des espaces stimulés par une thématique bien définie. Au final vous améliorez votre référencement naturel de façon pérenne. Cette visibilité bien ordonnée est salvatrice sur le long terme lorsque l’on sait qu’il se crée chaque jour environ huit millions de nouvelles pages Internet.
    Louis-Serge Real del Sarte, Responsable de la communication Web et du Community Management de l’EBS Paris. Responsable de l’e-Réputation et du Community Management du Groupe GINGER – Grontmij. Consultant en réseaux sociaux d’entreprise, expert en gestion de l’identité numérique. Professeur de Marketing Digital, fondateur du site easyBourse et de l’agence Digitale easyNetwork, auteur du livre Les Réseaux Sociaux sur Internet (éditions Alphée/ 430 pages / 2010).

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