Le média des professionnels du digital
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6 conseils pour un meilleur équilibre vie pro/vie perso sur le web, par Lilian Mahoukou

Flavien Chantrel, le 2 novembre 2011

logo débatLe web peut vite devenir envahissant… Comment trouver un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ? Lilian Mahoukou, dans le cadre de notre débat du mois consacré à ce sujet, nous livre ses conseils !

Lilian MahoukouLilian Mahoukou est associé chez Canden SAS, société qui propose des services d’accompagnement personnalisé en gestion de carrière, en ligne et à distance (id-carrières) et de conseil en stratégie Ressources Humaines pour les entreprises, avec pour but d’établir un saut qualitatif, générateur de performance et d’attractivité (Canden RH)

Multiplication des moyens de connexion à Internet, à ses collègues et à son entourage. Temps passé sur les médias sociaux pour interagir, se tenir au courant des nouvelles de son secteur d’activité et conception de différents contenus. Cela ressemble au quotidien de pas mal d’entre vous. Comment trouver un équilibre vie privée/vie personnelle ? Je vais tenter de donner mon opinion à ce sujet, tout en sachant que chacun dispose de ses priorités, de son vécu, de ses atouts et de ses contraintes.

1. Priorité à la vie personnelle

C’est elle qui apporte, en partie, la stabilité émotionnelle au travail et qui ressource. Cette priorité permet aussi de mieux encaisser certains coups durs au travail, et ainsi d’alterner entre tensions et le plus de relâchement possible. Régulièrement emmener du travail à la maison, ou bien régulièrement finir à des heures tardives, expose rapidement aux reproches de son entourage. Egalement, pour tout ce qui est surfing et temps passé sur les médias sociaux, la discipline est importante.

2. En parallèle, un projet professionnel cohérent et agile

Face à cette priorité à la vie personnelle, il y a aussi celle du projet professionnel. Ce dernier participe à l’épanouissement. Derrière la question de l’équilibre en termes de répartition temps, il y a aussi celle de la synchronisation, de la cohérence. Un projet professionnel non cohérent et au piège de l’inertie, alimente un mal-être qui a de grandes chances de se répandre dans la sphère personnelle. L’objectif ici serait d’être en veille sur les signaux faibles, d’être en phase avec ses valeurs et ses aspirations; via une actualisation régulière et le recueil des différents feedbacks.

3. Apprendre à cultiver le qualitatif plutôt que le volume

Avec un excès d’enthousiasme, on peut rapidement en arriver à créer trop de présences web, à participer à trop d’évènements ou encore à créer des “To Do Lists” à rallonge. Sur ces éléments-ci, essayez de faire la différence entre dispersion et montée en puissance. Le premier alimente plutôt une fragmentation des actions et rend le résultat final insuffisant, du fait que plusieurs actions sont en fait exécutées à moitié. Le second met en avant la focalisation sur l’essentiel et l’avancement compact. Cela se traduit par des objectifs qui se veulent être précis et réalistes, des ménages de printemps réguliers et une rationalisation (tous les 6 mois), une présence web active sur quelques endroits seulement et une résistance à l’appel des innovations technologiques dont le buzz est important.

4. Cultiver la brièveté

C’est en ce sens-ci que Twitter est vraiment génial car tout va très vite. En 140 caractères, on en vient à aller à l’essentiel et (justement) dans le sens du qualitatif. La plupart des messages et des conversations ont la possibilité d’être raccourcis. Cela libère du temps pour d’autres initiatives.

5. Libérer du temps pour s’évader, réfléchir, prendre du recul

L’expression « Métro, Boulot, Dodo » est bien connue et à travers celle-ci on perçoit surtout le fait de subir un rythme. On peut en venir à s’éloigner de ses réels objectifs et à ne pas se sentir avancer. Que ce soit pour 15 ou 30 minutes par jour, prendre un stylo et un carnet de notes suffit. Ceci constitue une petite gymnastique quotidienne et permet de développer, de maintenir un dynamisme. C’est aussi l’opportunité de se faire une opinion sur les sujets que l’on explore, de développer un esprit critique devant le flow d’informations disponibles et de se sentir grandir. Cela est un moyen parmi d’autres d’ajouter plus de plaisir sur la partie professionnelle. Le « prêt-à-penser » est très limitateur et n’encourage guère à creuser en soi. Ces moments de prise de recul permettent de diriger l’attention, de rester focalisé sur sa vision tout en se nourrissant et en restant ouvert aux autres propositions.

6. Travailler depuis chez soi

Le monde connecté, l’accès aux informations depuis chez soi, les technologies « cloud » rendent les frontières floues entre vie privée et vie professionnelle. Encore une fois, des objectifs réalistes et une philosophie du travail axée sur le qualitatif plutôt que sur le volume, aident à ne pas tendre vers le manque de sommeil, l’épuisement, le déséquilibre vie privée/vie professionnelle. Pour optimiser cette expérience du travail à distance, il est important de garder un oeil sur la santé relationnelle, de manière à rendre l’expérience agréable au travail ; d’où l’importance de rencontres physiques dans la mesure du possible.

Pour conclure et pour rappel, au fur et à mesure de ses expérimentations et de son évolution, à chacun de trouver son point d’équilibre. Il n’existe pas une seule manière, universelle, de conjuger vie privée et vie professionnelle.

Retrouvez Lilian Mahoukou sur id-carrières et sur Doppelganger

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Commentaires
  1. Mark dit :

    merci, vous avez été très utile!

  2. Alex dit :

    Pas mal, mais tout ça est valable seulement si on part du principe d’être salarié ou qu’il y aie une bonne continuité de travail. La plus part des télétravailleurs sont encadrés comme indépendants et alors la musique change. De plus, pas touts les secteurs permettent de pouvoir choisir quel affaire et combien en accepter et ça nous amène automatiquement à nous éloigner de la vision idyllique du (télé)travail.
    Travailler chez soi c’est bien mais en conditions réelles il faut rappeler que au fond on aura toujours le travail « sous le coude » donc pendant les périodes de surcharge n’est pas évident de débrancher la prise de la même manière d’un travail salarié.

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